Premier achat immobilier : les aides de l'État en 2026

Les aides de l’État pour un premier achat immobilier couvrent jusqu’à 50 % du prix du bien. PTZ, prêt Action Logement, PAS, subventions municipales : ces dispositifs réduisent le coût d’accès à la propriété pour les primo-accédants. En 2026, plusieurs réformes élargissent les critères d’éligibilité et augmentent les plafonds de ressources.
Le PTZ, aide principale des primo-accédants en 2026
Le prêt à taux zéro finance entre 20 % et 50 % du coût d’acquisition, sans intérêts ni frais de dossier. Le gouvernement a prolongé ce dispositif jusqu’au 31 décembre 2027. Six millions de ménages supplémentaires y sont éligibles grâce au relèvement des plafonds de revenus de 8 à 13 % selon les zones géographiques.
Depuis le 1er avril 2025, les maisons individuelles neuves sont éligibles sur l’ensemble du territoire. Cette extension met fin à la restriction qui limitait le PTZ aux appartements en zones tendues. Le montant maximal atteint 180 000 euros pour les profils les plus modestes en zone A bis.
Conditions d’éligibilité au PTZ
Le PTZ s’adresse aux personnes n’ayant pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des deux dernières années. Les plafonds de ressources varient selon la zone géographique et la composition du foyer. Un couple avec deux enfants en zone B1 peut prétendre au PTZ avec des revenus annuels allant jusqu’à 54 000 euros (barème 2026).
488 communes ont été reclassées dans des zones plus favorables en 2026. Vérifiez le zonage de votre futur logement sur le simulateur officiel du ministère du Logement avant de déposer votre dossier.
PTZ dans l’ancien : financer une maison à rénover
Le PTZ s’applique aussi aux logements anciens, à condition que les travaux représentent au moins 25 % du coût total de l’opération. Cette option intéresse les acheteurs qui ciblent une aide pour un achat de maison ancienne, notamment en zones B2 et C où le foncier reste accessible.
Les travaux éligibles couvrent l’amélioration énergétique, la modernisation des équipements et la mise aux normes. Le logement doit atteindre une performance énergétique minimale après rénovation.
Prêt Action Logement : une aide réservée aux salariés du privé
Le prêt Action Logement (ex-1 % Logement) propose jusqu’à 40 000 euros à un taux de 1 %, remboursables sur 25 ans maximum. Ce financement complète le prêt bancaire principal et réduit le coût global du crédit.
L’éligibilité concerne les salariés d’entreprises du secteur privé comptant au moins 10 employés. Des plafonds de ressources s’appliquent, similaires à ceux du logement social. Le demandeur ne doit pas avoir été propriétaire de sa résidence principale au cours des dix dernières années.
Concrètement, un salarié empruntant 40 000 euros via Action Logement à 1 % sur 20 ans paie environ 1 840 euros d’intérêts au total. Le même montant emprunté à 3,40 % auprès d’une banque coûterait environ 15 200 euros d’intérêts. L’économie dépasse 13 000 euros. Pour simuler l’impact de ce montage sur vos mensualités, utilisez une calculatrice de prêt immobilier.
PAS et prêt conventionné pour les revenus modestes
Le prêt d’accession sociale (PAS) finance jusqu’à 100 % du prix du bien, hors frais de notaire. Ce prêt cible les ménages aux revenus modestes à intermédiaires et donne accès aux APL. Les taux sont plafonnés par l’État, ce qui garantit des conditions plus avantageuses que le marché libre.
Le prêt conventionné fonctionne sur un principe similaire, sans condition de ressources. Ses taux restent encadrés et il ouvre aussi droit à l’APL accession. Ces deux dispositifs se combinent avec le PTZ pour couvrir la totalité du financement.
| Dispositif | Montant maximal | Taux | Durée maximale | Condition principale |
|---|---|---|---|---|
| PTZ | 180 000 € | 0 % | 25 ans | Non-propriétaire depuis 2 ans |
| Prêt Action Logement | 40 000 € | 1 % | 25 ans | Salarié du privé (entreprise 10+) |
| PAS | 100 % du bien | Plafonné | 35 ans | Plafonds de ressources |
| Prêt conventionné | 100 % du bien | Plafonné | 35 ans | Aucune condition de revenus |
Aides de la CAF pour l’achat d’un logement
La CAF ne finance pas directement l’achat d’un bien immobilier. L’APL accession, versée aux propriétaires remboursant un prêt immobilier, reste accessible uniquement pour les prêts conventionnés ou PAS signés avant le 1er janvier 2020. Les nouveaux emprunteurs n’y ont plus accès.
La CAF propose un prêt à l’amélioration de l’habitat plafonné à 1 067,14 euros, à un taux de 1 %. Ce dispositif finance des travaux de réparation ou d’amélioration dans la résidence principale. Son montant limité en fait un complément, pas une aide structurante pour l’acquisition.
Sur le terrain, les allocataires confondent souvent APL locataire et APL propriétaire. Le versement de l’APL en tant que locataire ne garantit aucun droit à une aide financière similaire lors d’un achat. Renseignez-vous directement auprès de votre CAF pour vérifier votre situation personnelle.
Subventions des collectivités locales
Les aides municipales, départementales et régionales complètent les dispositifs nationaux. Chaque collectivité définit ses propres critères : plafonds de revenus, localisation du bien, type de logement et statut de primo-accédant.
Plusieurs villes proposent des aides significatives :
- Toulouse : prêt à taux zéro de 10 000 euros, remboursable sur 10 à 15 ans
- Bordeaux : subvention de 3 000 à 6 000 euros pour les primo-accédants
- Besançon : aide pouvant atteindre 13 200 euros selon le profil du ménage
- Marseille : chèque premier logement sous conditions de ressources
Les conseils régionaux financent aussi des programmes d’accession à la propriété. Certaines régions proposent des prêts à taux réduit ou des subventions directes pour l’acquisition d’une résidence principale. L’ANIL (Agence nationale pour l’information sur le logement) recense l’ensemble des aides locales disponibles sur son site.
Contactez votre mairie et votre ADIL (Agence départementale d’information sur le logement) pour obtenir la liste complète des aides dans votre secteur. Ces dispositifs changent régulièrement et certains sont limités dans le temps.
Avantages fiscaux liés au premier achat immobilier
L’achat d’un logement neuf en zone ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine) ou en quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) bénéficie d’une TVA réduite à 5,5 % au lieu de 20 %. Sur un appartement neuf à 200 000 euros, cette réduction représente une économie de 29 000 euros.
Les primo-accédants profitent aussi d’une exonération de taxe foncière pendant les deux premières années suivant l’achèvement d’un logement neuf. Certaines communes prolongent cette exonération sur décision du conseil municipal.
Pour les logements anciens nécessitant des travaux de rénovation énergétique, l’éco-PTZ complète le PTZ classique. Ce prêt à taux zéro finance jusqu’à 50 000 euros de travaux sans condition de ressources. Consultez les taux de crédit immobilier en vigueur pour estimer le coût de la part bancaire de votre financement.
| Avantage fiscal | Économie | Conditions |
|---|---|---|
| TVA réduite à 5,5 % | Jusqu’à 29 000 € (pour un bien à 200 000 €) | Logement neuf en zone ANRU ou QPV |
| Exonération taxe foncière | 2 ans minimum | Construction neuve achevée |
| Éco-PTZ travaux | Jusqu’à 50 000 € à 0 % | Travaux de rénovation énergétique |
Cumuler les dispositifs pour maximiser le financement
La force de ces dispositifs réside dans leur caractère cumulable. Un primo-accédant salarié du privé peut associer PTZ, prêt Action Logement, PAS et aides locales pour réduire la part empruntée à taux de marché.
Exemple : pour un appartement de 200 000 euros en zone B1, le montage suivant est envisageable :
- PTZ : 80 000 euros à 0 %
- Prêt Action Logement : 40 000 euros à 1 %
- Apport personnel : 20 000 euros
- Prêt bancaire classique : 60 000 euros à taux de marché
Seuls 60 000 euros supportent le taux bancaire dans ce scénario. Le coût total des intérêts chute par rapport à un emprunt classique de 180 000 euros. Pour négocier ce prêt bancaire résiduel au meilleur taux, faites jouer la concurrence entre au moins trois établissements.
Avant de constituer votre dossier, suivez les étapes décrites dans notre guide du premier achat immobilier. La préparation en amont conditionne la qualité des offres obtenues. Une fois le financement bouclé, formalisez votre proposition avec un modèle d’offre d’achat immobilier conforme aux exigences légales.
Prochaine étape : contactez votre ADIL locale pour identifier toutes les aides auxquelles vous avez droit. Simulez votre PTZ sur le site officiel du ministère. Montez votre dossier avec l’ensemble des pièces justificatives. Les délais d’instruction varient entre 2 et 8 semaines selon les dispositifs.